Atlas Préhistorique du Midi Méditerranéen, feuille de Cannes par Bernard Gassin
L'Atlas Préhistorique du Midi Méditerrannéen, feuille de Cannes, réalisé par Bernard Gassin est un inventaire des découvertes préhistoriques et protohistoriques effectuées depuis la fin du XIX jusqu'en 1986, dans un espace géographique allant grosso modo du Massif des Maures à la vallée du Var d'est en ouest, et ayant pour limite nord les derniers chevauchements de l'arc de Castellane.
L'ouvrage se compose d'une carte topographique au 1/100 000 sur laquelle sont reportés et numérotés les sites archéologiques. Pour des raisons de droits de reproduction, et pour en faciliter la consultation, ces différents points ont été reportés sur la carte archéologique intéractive, rubrique inventaire des sites et localisation du site Archeoprovence.



Ce phénomène s’est traduit par l’édification de divers types de tombes monumentales, dont notamment les dolmens. Ces derniers sont donc des structures artificielles (crées par la main de l’Homme) à caractère funéraire, c’est-à-dire destinées à recevoir des restes humains. On y retrouve également un mobilier funéraire assez varié, accompagnant les défunts. Les dolmens sont des sépultures collectives. Cela signifie que l’on y a pratiqué plusieurs inhumations successives (et non simultanées) au cours d’une période plus ou moins longue. Au niveau architectural, les dolmens de notre région se composent généralement de trois éléments principaux : une chambre funéraire, un couloir d’accès et un tumulus englobant l’ensemble de la structure
L’histoire d’Escragnolles est bien documentée pour les périodes préhistorique et protohistorique. La richesse de ce patrimoine a fait l’objet de plusieurs publications et continue à intéresser les chercheurs. En ce qui concerne la période historique, il n’existe aucune étude et les quelques informations sont succinctes, éparses et parfois contradictoires.
Des documents transmis par Michel Gourdon permettent d'éclaircir une confusion qui a longtemps existé entre plusieurs structures mégalithiques des quartiers de l'Aspe et du Brusquet à Saint-Cézaire, entre lesquels se trouvent les immeubles abandonnés de l'unité de retraite Riviera, construits dans les années 70. Paul Goby a toujours évoqué la présence de trois structures distinctes même si les noms diffèrent. Gérard Sauzade prétendait que le dolmen de l'Aspe (ou des Bernards) et le dolmen du Brusquet n'étaient qu'un seul édifice. Cheneveau parlait d'une tombe en bloc détruite dans les années 70. Or, la seule sépulture détruite à ce moment là est la tombe en blocs de Pisso-Can (ou tombe en blocs du Brusquet) qui comportait plusieurs blocs formant un ovale.