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Aperçu des connaissances sur le mégalithisme de Provence orientale - Florian Mothe

  • Mis à jour Jeudi, 12 Avril 2012 16:48
  • Écrit par Mothe Florian
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Le terme « mégalithe » vient du grec « mega », grand et « lithos », pierre. Le mégalithisme est donc un « phénomène mondial qui consiste à utiliser de gros blocs de pierres (mégalithes), le plus souvent brutes de taille » (Mohen, 1997).
A partir de la fin du IVème millénaire avant notre ère (début du Néolithique final), la partie orientale de la Provence est touchée par un phénomène plus global, connu sous le nom de « mégalithisme ». Dolmen de Marenc AmpusCe phénomène s’est traduit par l’édification de divers types de tombes monumentales, dont notamment les dolmens. Ces derniers sont donc des structures artificielles (crées par la main de l’Homme) à caractère funéraire, c’est-à-dire destinées à recevoir des restes humains. On y retrouve également un mobilier funéraire assez varié, accompagnant les défunts. Les dolmens sont des sépultures collectives. Cela signifie que l’on y a pratiqué plusieurs inhumations successives (et non simultanées) au cours d’une période plus ou moins longue. Au niveau architectural, les dolmens de notre région se composent généralement de trois éléments principaux : une chambre funéraire, un couloir d’accès et un tumulus englobant l’ensemble de la structure
.

(Photo : dolmen de Marenc,
Ampus. Florian Mothe)


Chronologie générale


Le phénomène mégalithique a pris des formes très différentes avant de parvenir dans notre région.

Dès la première moitié du 5ème millénaire, des sépultures individuelles sous dalles apparaissent dans le nord de la France, notamment dans le bassin parisien (groupe de Cerny). En Suisse, les coffres ou cistes de type « Chamblandes » sont d’ancienneté comparable. ). Les coffres de type Chamblandes sont destinés à recevoir une ou plusieurs inhumations, parfois espacées dans le temps. Des cas de réouvertures de la sépulture pour y placer de deux à cinq corps ont en effet été observés. Ce constat a amené certains chercheurs à voir dans ces petits coffres « une origine vraisemblable du passage à la sépulture collective » (Chambon, Moinat, 2007). Ils peuvent être isolés (coffre de L’Arca de Calahons à Catllar, Pyrénées-Orientales) ou rassemblés en véritables nécropoles.


Dans la seconde moitié du 5ème millénaire, apparaissent des tumulus long renfermant des sépultures individuelles en fosses, fréquemment limitées par des parois en bois. Ces tumulus de forme trapézoïdale et bordés de fossés périphériques pouvaient atteindre 300m de long pour 10 ou 15m de large. Ils couvrent une vaste aire géographique. On en retrouve par exemple en Pologne, en Bourgogne, dans le bassin parisien, en Bretagne ou encore en Normandie.


Le 5ème millénaire voit également l’apparition des tombes à couloir. Qu’il s’agisse d’un dolmen au sens strict ou d’un tholos, ces sépultures sont cachées au sein d’un tumulus et possèdent un couloir mégalithique les reliant au monde extérieur. Elles semblent se
développer avec une certaine simultanéité dans le courant de ce millénaire de la Bretagne jusqu’au Portugal.

Jusqu’à la fin du 4ème millénaire, les architectures funéraires mégalithiques vont continuer de se développer et de ce diversifier en Europe, des long barrows britanniques (long tumulus renfermant a priori une sépulture collective à son extrémité est) aux « mamoas » de Galice et du nord du Portugal (tumulus rond de 15 à 30m de diamètre), en passant par les long tumulus à tombes multiples de la façade atlantique de la France (Bretagne, Poitou, Normandie).


Dans le Sud-est de la France, les sépultures collectives mégalithiques ne se développent qu’à la fin du 4ème millénaire, principalement sous la forme de tombes à couloir de type dolmen.

Le mégalithisme de notre région semble appartenir à la dernière phase du mouvement initié plus d’un millénaire plus tôt sur la façade atlantique de l’Europe.


Chronologie locale


Contexte chrono-culturel régional

- Premières constructions de dolmens en Provence orientale très probablement fin du 4ème millénaire BC. (début Néo final)
- Provence orientale : Var, AM, bordure méridionale de AHP (regroupe environ 80 monuments. Défini par des caractéristiques architecturales particulières)
- Néo final très mal connu dans cette région : absence des sites d’habitat (immense lacune). Paradoxal car plusieurs groupes bien identifiés dans la partie occidentale de la Provence et en Languedoc :

Languedoc oriental :

groupe de Ferrières (3400-2900) suivit du groupe de Fontbouisse (2800-2300 env)

Provence occidentale :

groupe de Fraischamp (3300-2900) suivit du Rhône-Ouvèze (2800-2400)

Basse-Provence :

Courronien (3300-2300)

On connaît même la culture contemporaine en Italie septentrionale : le Remedello


En plus de ces groupes « locaux », la Provence va connaître un peu avant le milieu du 3ème millénaire la diffusion d’un phénomène touchant l’Europe entière : le phénomène campaniforme.


stannevessel
Il se traduit par la diffusion d’un type céramique bien particulier, le gobelet à profil en S portant des décors également bien spécifiques. Ces gobelets sont fréquemment associés à des objets typiques comme les pointes de flèches à pédoncule et ailerons et les brassards d’archer. (photo ci-contre : gobelets Campaniformes de la tombe en blocs de Sainte-Anne à Saint-Vallier de Thiey, Alpes-Maritimes)

Pour le midi de la France, Jean Guilaine a proposé une chronologie interne divisée en 4 phases reposant sur l’analyse des décors et des formes céramiques. On retrouve principalement du mobilier caractérisant les phases 2 et 3 en Provence orientale. A noter que l’habitat de ces populations est également très mal connu (abri Pendimoun)


Chronologie de la construction des dolmens

  • - Début fin 4ème millénaire
  • - Phase de construction massive dans la première moitié du 3ème mill.
  • - Arrêt presque total des constructions vers le milieu du 3ème millénaire et la diffusion du Campaniforme même si quelques monuments sont encore édifiés

Dolmen de l’Agriotier à Roquebrune sur Argens (fragment de brassard d’archer dans une couche sépulcrale homogène)
Dolmen de Serre Dinguille à Saint-Cézaire (plusieurs tessons campaniformes dont un décoré au peigne)
Il faut cependant faire attention car cette période est une importante phase de réutilisation des structures mégalithiques préexistantes.

  • - Il en sera de même à la période suivante (Bronze ancien, fin 3ème mill). Les dolmens sont ponctuellement réutilisés mais les constructions ont cessées.


Caractéristiques architecturales


Général :


Le terme « dolmen » est apparu au XIXème siècle, à une époque où l’on croyait ces monuments érigés par les Celtes. En langue celte, « dol » signifie table et « men », pierre. Cette description, « table de pierre », correspond à la vision que l’on a lorsque la chambre funéraire n’est plus protégée par le tumulus.

L’architecture des dolmens comprend différents éléments récurrents :

- Une chambre funéraire (ou cella), généralement quadrangulaire (carrée, rectangulaire, parfois trapézoïdale). Elle se compose d’un chevet, de parois latérales et d’un ou deux piliers encadrant une entrée. Une table (ou dalle de couverture) est disposée sur le dessus. Une antichambre peut parfois servir de transition entre la chambre et le couloir.
- Un couloir aux dimensions variables (de quelques dizaines de centimètres à plusieurs mètres). Ce couloir est orienté différemment selon les régions.
- Un tumulus (du latin « tombeau ») enserrant le reste de la structure. Il peut être constitué d’un amoncellement de pierres (« cairn »), d’un amoncellement de terre (« tertre ») ou d’un mélange des deux. Il peut présenter un plan circulaire, ovale ou rectangulaire.

Il est important de noter que des formations naturelles peuvent parfois suggérer l’architecture des dolmens. On parle alors de pseudo-dolmens car ces formations n’ont pas de vocation sépulcrale.



En Provence orientale :


La chambre, généralement centrée dans le tumulus, est le plus souvent rectangulaire ou carrée. Elle peut, exceptionnellement, être trapézoïdale (dolmen de l’Apparat à Saint-Vallier-de-Thiey). Ses dimensions n’excèdent que très rarement les 2m de long pour 1m50 de large.


Du côté est, le chevet est toujours monolithique (une seule dalle) et, le plus souvent, débordant (dépassant les parois latérales). Les parois latérales peuvent être constituées uniquement de dalles (ou orthostates) ou de murets de pierres sèches mais sont généralement mixtes (association dalles / murets). A l’ouest, deux piliers débordants encadrent systématiquement une ouverture. La dalle de couverture, très rarement conservée, est, en général, monolithique. Seuls une dizaine de dolmens varois en possèdent encore une en place comme le dolmen de la Gastée à Cabasse. Il est toutefois possible que certains monuments n’aient jamais possédé de table mégalithique. La couverture du monument a pu être assurée par une structure en matériau périssable comme le bois.

dolmen de la gastée
dolmen de la gastée
Dolmen de la Gastée, Cabasse, Var.

Le couloir des dolmens de Provence orientale est systématiquement orienté entre le sud et l’ouest alors qu’il s’ouvre à l’est dans la plupart des autres ensembles dolméniques du sud de la France (en Languedoc notamment). Il est généralement court, ne dépassant que rarement les 1m50 de long. Il est toujours centré et plus étroit que la chambre. Il arrive parfois que le couloir ne soit pas repéré lors des fouilles. Il est alors impossible de savoir s’il a disparu à la suite d’importantes dégradations ou s’il n’a jamais existé. Tout comme les parois latérales de la chambre, le couloir peut présenter une architecture mixte, symétrique ou non, ou être formé exclusivement de dalles ou de murets de pierres sèches (comme les deux dolmens de Cabris). Dans notre région, le couloir n’aboutit jamais à la périphérie du tumulus.

Le tumulus est le plus souvent circulaire. D’une dizaine de mètres en moyenne, son diamètre peut largement varier d’un site à l’autre (5m50 pour le dolmen de Colle-basse n°2 à Saint-Cézaire-sur-Siagne contre 25m au dolmen des Peyraoutes à Roquefort-les-Pins). Le tumulus peut parfois présenter un plan ovale orienté selon l’axe du monument qu’il enserre (12m sur 8 à 10m en moyenne). Exceptionnellement, il arrive que la périphérie du tumulus présente un parement externe.



Différence avec les autres ensembles dolméniques du Sud-est de la France :

 

Provence orientale Provence occidentale Languedoc oriental Languedoc
Orientation Ouest / sud-ouest Ouest / sud-ouest Ouest / sud-ouest Est / sud-est
Plan de la chambre carré ou rectangulaire rectangulaire ou trapézoïdal carré, rectangulaire ou sub-trapézoïdal
(quand un seul pilier présent)
rectangulaire ou trapézoïdal
(carré lorsqu'il existe une antichambre)
Taille de la chambre petite allongée petite petite
Chevet débordant débordant engagé engagé
Parois latérales mixte
(quelques cas en dalles ou muret uniquement)
pierres sèches
(quelques cas en dalles uniquement ou mixte)
pierres sèches dalles
Piliers d'entrée débordants débordants engagés engagés
(un seul ou les deux)
Dalle de seuil posée à plat (quelques cas à la verticale) verticale
(quelques cas à plat)
verticale
(quelques cas à plat)

?

Séparation le plus souvent absente cloisonnement interne cloisonnement interne Véritable antichambre ou cloisonnement interne
Couloir court, centré, aboutissant dans le tumulus court, centré court, le plus souvent centré, aboutissant à la périphérie du tumulus long, le plus souvent excentré, aboutissant à la périphérie du tumulus
Composition du couloir mixte le plus souvent (quelques cas de dalles ou muret uniquement) dalles uniquement ou mixte pierres sèches pierres sèches









Répartition et implantation dans le paysage


- Les dolmens de Provence orientale sont majoritairement érigés en position élevée par rapport au relief environnant (sommets ou flancs de colline, crêtes, plateaux…) même si quelques cas en position basse (plaine, pied de colline)


- Répartition dépend des ressources lithiques disponibles. La présence de grandes dalles facilite la construction (milieux calcaires notamment)


- 3 grandes zones de concentration :

° La plus importante : région de Mons, Saint-Vallier, Saint-Cézaire avec plus d’une trentaine de sites et un prolongement de 8 monuments dans la région de Vence.
° Centre Var (entre Brignoles et Draguignan) : une vingtaine de dolmens plus ou moins isolés les uns des autres.
° Littoral varois entre Sainte-Maxime et Saint-Raphael : une douzaine de sites

En dehors de ces 3 zones de forte concentration on retrouve soit des dolmens isolés soit des petits groupes de 3 ou 4 monuments comme dans les régions de Castellane et de Saint-Laurent du Verdon.

Limites de la doc. :
° littoral des AM très urbanisé
° Absence de données sur habitat bloque l’approche de l’occupation du territoire. Vision communément admise : dolmens liés à de petites communautés agro-pastorales



Le mobilier funéraire


A l’intérieur des dolmens, cinq grandes catégories de vestiges ont été mises au jour.

 

Les ossements : ils peuvent être humains ou animaux (sauvage ou domestique). Dans le premier cas, il faut distinguer deux types d’ossements. Les ossements non brûlés montrent que le corps a été déposé dans la tombe. Si les ossements portent des traces de combustion, le corps a été incinéré (brûlé) avant que les restes ne soient placés dans le dolmen. Des études anthropologiques ont révélé la présence d’un nombre très important d’individus sur certains sites (au moins 172 au dolmen des Peyraoutes à Roquefort-les-Pins).

 

La parure : les éléments de parure sont, de loin, les vestiges les plus représentés dans les sépultures mégalithiques. Cette catégorie regroupe différents types de perles et de pendeloques, du cristal de roche ou encore des coquilles et des dents animales percées.

ciste des puades 1971
ciste des puades 1971

ciste des puades 1971
ciste des puades 1971

ciste des puades 1971
ciste des puades 1971

Cristal de roche, Chalcolithique, ciste des puades à Saint-Cézaire sur Siagne (G. Sauzade)  

dolmen du prignon 1972
dolmen du prignon 1972
dolmen du prignon 1972
dolmen du prignon 1972
dolmen du prignon 1972
dolmen du prignon 1972

Perles en tonnelet en stéatite vert foncé et perle discoïde en stéatite verte,
dolmen du Prignon à Saint-Cézaire sur Siagne (G. Sauzade)

tumulus 1 noves 1976
tumulus 1 noves 1976
tumulus 1 noves 1976 perle tonnelet
tumulus 1 noves 1976 perle tonnelet

Perles olivaires en stéatite, perles discoïdes en calcaire,
pendeloques en coquilles, columbella percées (mollusques marins)
et perle en tonnelet, tumulus du Plan des Noves 1 à Vence (G. Sauzade)


L’industrie lithique : il s’agit généralement de divers types de pointes (ou armatures) de flèches ainsi que des éclats, lamelles, lames et poignards en silex


tumulus 1 noves 1976
tumulus 1 noves 1976

 Industries lithiques et osseuses,
tumulus du Plan des Noves 1 à Vence (G. Sauza
de)


La céramique : bien que souvent très fragmentée (tessons), la céramique peut apporter des informations chronologiques


Les métaux : le bronze et le cuivre ont parfois été utilisés pour la fabrication d’éléments de parure (perles, anneaux, alènes, épingles…) et d’armes (pointes de flèches, poignards).




Quelques questions relatives au fonctionnement de la tombe


- les moyens d’accès à la chambre
Couloir n’arrive jamais à la périphérie du tumulus. Pose le problème de l’entrée des nouveaux corps puisque sépulture collective
Hypothèses :

° couloir fonctionnel (indice : présence de matériel dans certains couloirs)

  • désobstruction systématique du couloir
  • désobstruction partielle
  • accès par le couloir si la mise en place du tumulus entre dans le processus de condamnation du dolmen


° couloir symbolique (de nombreux sites ne comportent pas de vestiges dans cette partie de la structure)

  • couloir obstrué en permanence : accès éventuel par le sommet

Le faible nombre de dalles de couverture retrouvé sur les sites permet d’évoquer l’hypothèse de son absence lors de la phase d’utilisation de la sépulture. On peut imaginer une couverture en matériau périssable (bois, chaume) facilement déplaçable. La mise en place d’une couverture mégalithique pourrait dans ce cas être liée à la condamnation de certains dolmens.

- la « sectorisation » de l’espace sépulcral

Présence de division au sein de l’espace funéraire dans un petit nombre de sites du corpus.

  • Dolmen de Colle-basse 1 (Saint-Cézaire) présente une antichambre (modèle languedocien unique)
  • Cinq dolmens varois (dont la Gastée à Cabasse et Saint-Sébastien 1 à Plan-de-la-Tour) ont une dalle de séparation à l’intérieur de la chambre.

Hypothèse : « antichambre » est une zone de dépôt primaire avant inhumation définitive dans la seconde partie.
Limite : mauvaise conservation de permet pas d’aller plus loin.

- inhumation / incinération

Les 2 pratiques sont présentes même si inhumation semble plus généralisée.
Exemple incinération : au moins 75 individus incinérés au dolmen de Saint-Sébastien 2 (Plan de la Tour)
Hypothèse chronologique : il est possible que l’incinération soit légèrement plus récente que l’inhumation car sur quelques sites où la stratigraphie est bien conservée, les couches à incinération sont au dessus des couches à inhumation (dolmen des Adrets 2 à Brignoles)
Pas de généralisation, les 2 procédés ont très probablement coexisté.



Les sépultures mégalithiques contemporaines


- Coffres et cistes

Coffre : construction funéraire en pierre ou en bois de dimensions modestes, dont l’accès se fait, le plus souvent, par le dessus (Mohen, 1997). Ce type de tombe existait déjà avant le Néolithique final.
Ciste : petite construction faite avec des pierres sèches ou avec des dalles, pour abriter une sépulture individuelle (Mohen, 1997). Ce type de sépulture existait déjà avant le Néolithique final.
Architecture quadrangulaire (le plus souvent carré)
Constitué de dalles parfois associées à des murets de pierres sèches
Dépasse rarement 1m30 de côté
Semble lié au phénomène campaniforme. Sur les six recensés, les deux pouvant être datés de manière relativement certaine (coffre du puits des Quatres points à Bauduen et le tumulus du Plan des Noves à Vence) renfermaient des tessons campaniformes.

- Tombes en blocs

Tombe en blocs : sépulture artificielle, généralement circulaire, formée au moins en partie de gros blocs assemblés
Certaines tombes en blocs présentent des caractéristiques proches de celles des dolmens
Exemple : Sainte-Anne 2 (Saint-Vallier) est formée de blocs sauf à l’ouest où 2 piliers encadrent une ouverture marquée par une dalle de seuil et prolongée par un petit couloir.

- Tholos

Construction circulaire toute en pierre sèche, montée en encorbellement.
Tholos de Lauve à Salernes est un cas exceptionnel en Provence orientale.
Peut-être 2 autres sépultures de ce type :
 Tumulus de la Sarrée (Bar sur loup) : Chiris et Goby notent un « évasement de 5m de diamètre environ » interprété comme « l’écroulement du dôme primitif »
Tumulus de la Colette (Escragnolles) : Chiris indique la présence d’un cercle de pierres de 5m de diamètre au sommet du tumulus

- Tumulus sans aménagements internes apparents

Possibilité que certains aient renfermé une chambre en matériaux périssables.
Structure funéraire individuelle toujours utilisée à l’âge du Bronze.

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